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Chers lecteurs, j’ai pris du retard avec mes billets (milzexcuses), alors voici un petit résumé du feuilleton « Famille Poulaga »

 

Gel funeste

 

En février, mon coq a failli perdre sa crête à cause du gel. Un matin j’ai trouvé Coco, la crête noire et glacée avec des débuts de nécroses, il faisait -15° c’était affreux. Le vétérinaire lui a prescrit un antibiotique afin de prévenir une infection due à une éventuelle gangrène et des vitamines pour tous les deux.

 

Nous avons décidé alors de placer les poules dans un très grand carton dans la cuisine. Elles ont un peu souffert de cette détention forcée, elles qui se baladent en totale liberté autour de la maison. Prise de pitié, je les ai gâtées un peu avec de l’herbe à chat, des pousses de soja et des petites pâtées cuisinées. C’était une bonne expérience pour découvrir ce dont elles raffolent.

 

La crête s’est remise à force de massage, de douceurs et des remontants administrés au millilitre, à la seringue dans le gosier (les médicaments pour les poules sont conditionnés et prévu pour des élevages, il a fallu recalculer pour deux mini-poules, des miettes)

 

La période « cuisine » a duré 6 semaines avant de voir le thermomètre de la fenêtre afficher des valeurs positives et sans risque. Le jour, c’était dans le carton parterre et la nuit, perchées sur un bambou près du plafond garni d’un carton ramasse-crottes en-dessous. C’était sympa mais loin d’être hygiénique cette cohabitation…

 

C’est le printemps !

 

Un beau matin de ce printemps, Poulette a pris la pose, s’est couchée dans son nid pour couver, mais couver quoi ? Rien, il n’y a même pas d’œuf ! Etrange tout de même, un oiseau qui se conditionne sur du vide.

 

Son coq Coco se retrouva esseulé toute la journée, cherchant notre compagnie en tapant du bec à la fenêtre de la cuisine. Notre coq devenait morose, errant, nous bavardait des petits gazouillis d’affection.

 

Etant novice dans l’élevage des poules, je trouvais étrange le comportement de ma poule. Et voyant le désarroi du coq, cela ne faisait que renforcer  mon intuition, un truc pas rond se déroule au sein de la famille Poulaga, mais que faire ?

De toute évidence, il fallait trouver une deuxième poulette pour Coco, le coq. Tous les ouvrages le disent, une poule pour un coq ce n’est pas assez. Par chance en cette saison, il y a une candidate disponible qu’il faut aller chercher à 150km. Et c’est chose faite.

 

Les présentations ont été des plus brèves, Coco s’est jeté sur la nouvelle venue, l’a « essayée » tout de suite à la sortie de la boîte, un vrai viol ! Suivi de nombreuses parades avec gloussements et vocalises jusqu’à la nuit tombée. C’est dire si elle est à son goût ! Cela faisait plaisir à voir tant de bonheur de la part de ce petit être. Il avait le sourire au bec !

Du côté de la poulette, je ne sais pas, elle a remis ses plumes en place sans un mot et l’a suivi confiante dans le jardin encore inconnu sans hésiter. Tandis que dans le poulailler, la couveuse est restée impassible et concentrée sur sa tâche inutile.

 

Je vous laisse admirer « Blackie », la deuxième poulette et Coco. Un joli couple non ? ◼Sylvia

 

Coco-et-Blackie-600.jpg

Tag(s) : #Z'animaux